banniere

Historique

Le Mouvement régénérateur

La formule du mouvement régénérateur a été mise au point au Japon au début du XXe siècle par Maître Haruchika NOGUCHI, fondateur de la société Seitai à Tokyo. Elle fut introduite en Europe par l'élève de Maître NOGUCHI : l'écrivain et philosophe Itsuo TSUDA qui enseigna, dans les dojos Katsugen-Kai, d'abord à Paris dès 1971 puis à Genève, de 1973 à sa mort en 1984. 

Après le décès d'Itsuo Tsuda, un certain nombre de ses anciens élèves, pratiquants réguliers du mouvement régénérateur, se sont proposé de poursuivre son travail en organisant des séances et en accueillant les personnes intéressées par cette philosophie pratique de la découverte en soi. 


Itsuo Tsuda

Né en 1914, il se révolte, à seize ans, contre la volonté de son père qui le destinait à devenir l'héritier de sa fortune. Refusant de suivre les voies toutes tracées pour lui, il quitte sa famille et se met à vagabonder à la recherche de la liberté de pensée. 

En 1934, s'étant réconcilié avec son père, il décide de venir en France pour y faire des études. Il suivra l'enseignement de Marcel Granet, sinologue, et de Marcel Mauss, sociologue, jusqu'à la guerre. 

En 1940, il est mobilisé et doit rentrer au Japon. 

Après la guerre, tout en travaillant chez Air-France à Tokyo, son intérêt se porte sur les aspects culturels du Japon et il étudie en particulier la récitation du Nô auprès de Maître Hosada de l'ecole Kanze Kasetsu. Il expliquera dans Le Non-Faire

« Le Japon, grâce à la distance qui le sépare du foyer européen, a su garder son autonomie culturelle. Appelons philosophie de l'action les bases qui sous-tendent ses traditions. L'essence de l'action, c'est la respiration, le souffle, le ki. » 

C'est également dans les années d'après-guerre, vers trente ans, qu'Itsuo Tsuda commence l'apprentissage du seitaï avec Maître Noguchi, formation qui dure une vingtaine d'années. Il a quarante-cinq ans quand il rencontre Maître Ueshiba, le fondateur de l'Aïkido, dont il sera l'élève jusqu'à la mort de celui-ci en 1969. 

Dans l'avant-propos du Non-faire Itsuo Tsuda raconte la suite : 

« Depuis le jour où j'ai eu la révélation du « ki », du souffle (j'avais alors plus de quarante ans), le désir ne cessait de grandir en moi d'exprimer l'inexprimable, de communiquer l'incommunicable. 

En 1970, à l'âge de cinquante-six ans, je quitte mon emploi salarié et me lance dans une aventure sans garantie ni promesse. Après avoir parcouru les Etats-Unis, j'arrive à Paris. » 

A Paris, il commence à écrire, se passionne pour ce travail, et se met à diffuser ses manuscrits avec les moyens du bord ; puis un groupe de personnes, qui avaient déjà organisé une démonstration en sa faveur en 1969, l'invite à utiliser l'association qu'elles ont fondée, ce qui lui permet de mieux connaître le climat de l'Europe, et d'en tenir compte. En 1973 son premier livre Le Non-Faire est publié au Courrier du Livre. 

La lecture de son calendrier de stages de 1983, dix ans plus tard, donne une idée de l'activité qu'il déployait pour initier les gens au mouvement régénérateur et à la pratique respiratoire de Me Ueshiba un peu partout en Europe (Paris, Genève, Bruxelles, Palma, Ibiza, Madrid, Milan). Cependant, pendant toutes ces années, Me Tsuda, décédé en 1984 à Paris, a toujours considéré que l'essentiel de son travail était d'écrire. 


Bibliographie : Ouvrages d'Itsuo TSUDA (éd. Le Courrier du Livre, Paris)

- Le Non-Faire 
- La science du Particulier
- Le Dialogue du Silence 
- Même si je ne pense pas je suis 
- Face à la Science 
- La Voie du Dépouillement 
- Un 
- Le Triangle instable 
- La Voie des Dieux 
- Coeur de Ciel pur (à paraître en 2015) 

 



Valid XHTML 1.1! C. Pellet